Grands-parents d’aujourd’hui.

Les grands-parents sont de plus en plus nombreux aujourd’hui, d’une part avec l’allongement de l’espérance de vie, mais également à l’arrivée des papys boomers dès la seconde décennie des années 2000.

Loin de l’image d’Epinal, les aînés de nos jours sont de plus en plus impliqués dans le devenir de leurs petits-enfants.

Le concept de grand-parentalité est né. Il ne pouvait pas en être autrement, avec les évolutions sociale et démographique. Les grands-parents sont devenus plus autonomes et parfois certains continuent d’exercer une activité professionnelle. Le voilà l’avènement de ce concept de grand-parentalité active. La nouvelle génération des grands-parents qui occupent toute leur place au sein de la structure familiale, tout en continuant d’exercer pleinement leur activité professionnelle.

Les activités prioritaires des grands-parents envers leurs petits-enfants pourraient se résumer ainsi :

  • Leur transmettre un savoir-faire.
  • Leur raconter des souvenirs de leur vie, de la vie de famille.
  • Leur donner le goût de la lecture.
  • Leur organiser des sorties culturelles.
  • Leur transmettre les principales valeurs dont :

Le respect de l’autre, le sens de la famille, l’honnêteté, la tolérance, le respect de l’autorité.

Enfin que ce soit, par envie ou devoir, 90 % des grands-parents jugent prioritaires de garder leurs petits-enfants pour dépanner les parents.

Pourtant cette évolution ne se fait toujours pas sans anicroche. Les seniors devenus de plus en plus actifs n’ont toujours pas envie de n’être que des grands-parents à temps plein, mais des retraités actifs partagés entre réunions entre amis, associations, cours en tous genres et voyages en couple.

Mais les enfants, que pensent-ils de leurs « Papys » et « Mamies » ?

  • Qu’ils ont du temps pour eux.
  • Qu’ils leurs apprennent beaucoup de choses.
  • Qu’ils leurs font des cadeaux.
  • Qu’ils leurs donnent de l’argent.
  • Qu’ils leurs laissent faire ce qu’ils veulent.
  • Qu’ils leurs organisent des activités.
  • Qu’ils les emmènent en vacances.

Comme celles-ci, par exemple :

Comment assurer ses premiers pas de grands-parents ?

Il est souvent difficile d’endosse ce costume de grand-parent, quand on n’a pas fini sa mission de parent. On ne devient pas grand-parent de son propre chef, ce sont nos enfants qui en décident ainsi. Les grands-parents guettent avec anxiété chez leurs enfants les indices annonciateurs de ce nouveau statut et quand la nouvelle devient officielle, c’est le choc.

Même prévue et attendue, cette annonce de grand-parentalité surprend et chamboule ceux et celles qui en seront bénéficiaires, sans l’avoir vraiment décidée.

Si autrefois les parents se préparaient à être grands-parents en « mariant leurs enfants ». De nos jours, ils deviennent grands-parents sans aucune préparation, puisque de plus en plus d’enfants « naissent hors mariage ».

Les nouveaux grands-parents vivent ce moment avec émotion joyeuse et toutes sortes de sentiments mêlés se bousculent dans leurs têtes. Parfois, cette nouvelle peut mal tomber dans la vie des grands-parents ou arriver trop tôt ou trop tard.

Plus particulièrement pour les grands-parents ayant un enfant d’un second mariage. Pour eux il est plus difficile d’admettre ce statut de grand-parent, alors qu’ils n’ont pas terminé celle de parent. Il n’est pas rare de voir des jeunes femmes se retrouver en position de grand-mère vis-à-vis d’un petit enfant de leur compagnon, avant même d’être mère elle-même.

C’est bien sûr un cas extrême et ce recouvrement simultané de statut parental et grand-parental représente une réelle difficulté. A trop bousculer l’ordre des choses, on risque de ne plus trop savoir où l’on en est.

Mais que ressent-on exactement en devenant grand-parent ?

Même si cette perspective de grand-parentalité tombe à point nommé, elle s’accompagne presque toujours d’un sentiment subit, celui d’avoir pris « un coup de vieux ». C’est l’ombre au tableau ressenti de nombreuses fois, heureusement rapidement oubliée dès l’arrivée d’un petit chérubin.

Il faut dire que grimper d’un cran sur l’échelle des générations n’est toujours pas facile, très souvent chez les femmes. Les hommes, eux, ressentent de la fierté de voir la lignée se poursuivre.

Si la naissance se profile à l’heure de la retraite, les futurs grands-parents se réjouissent à l’idée d’avoir du temps à consacrer à leur descendance. Ce temps qu’ils n’ont pas toujours pu ou voulu consacrer à leurs enfants.

Mais quoiqu’il en soit, lorsque l’enfant paraît c’est toujours une immense émotion qui emplit le cœur des grands-parents.

Le bonheur d’être grand-parent dépend de la qualité du lien reliant les jeunes parents à leurs propres parents et de la manière dont les uns et les autres se reconnaissent mutuellement à leur nouvelle place.

C’est une véritable alchimie dont la réponse appartient à chacun de nous.

Résidence pour aînés à Laval